La VR pourrait-elle renouer la confiance des journalistes avec leur public ?

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Débarrassés du cadrage et du montage, le journaliste donne à l’internaute la responsabilité de devenir le réalisateur de ses images. Grâce à la vidéo à 360, le professionnel ne choisit plus que la scène à médiatiser. Angle, rythme, analyse, le public fait le reste. Réflexion, soufflée par le journaliste de TF1 responsable de la VR.

Sylvain Roland au Laval Virtual Days à la Maison de la radio le 17 janvier 2019 :

Avec la vidéo en 360°, le journaliste n’a plus à choisir un cadrage au sens traditionnel du terme. Il ne monte plus les images.

Deux biais qui jusqu’à maintenant pouvaient rendre suspicieux un public abreuvé de fake news, qui tente de faire la part des choses.

Dans un contexte de défiance envers les médias et d’une course parallèle aux technologies de l’information et la communication, la question mérite d’être posée.

Avec une caméra qui filme à 360°, l’équipe journalistique n’a plus qu’à choisir le bon endroit pour “téléporter” l’internaute (selon les mots de Sylvain Roland). Ce lieu dépend toujours de la subjectivité du journaliste mais elle limite le hors-champ du cadrage traditionnel.

Derrière son écran, le vidéospectateur devient réalisateur : il choisit lui-même quoi regarder, où et quand. Le journaliste de TF1 y voit là une transmission de la responsabilité. Le public a les clés en mains. En s’infiltrant dans la peau du journaliste, pourrait-il aller jusqu’à comprendre les mécaniques des choix médiatiques ?

Quelle la valeur ajoutée journalistique ?

Pour Kay Meseberg, responsable des missions innovation chez Arte, “la technologie n’est pas assez mature”. Selon lui, ce type de contenus journalistiques manque d’analyse, d’interprétation – à chaque média sa ligne éditoriale. La technique ne permet pas aujourd’hui une mise à distance, un pas de côté. La mise en contexte serait, selon Kay Meseberg, nécessaire pour n’importe quelle scène filmée en VR.

À mi-chemin, on croise Rémy Buisine et ses lives interminables au milieu des manifestations. Il n’est pas doté de technologies si poussées mais se laisse guider par les injonctions en commentaires de ses followers. Qu’adviendrait-il si ce journaliste, anciennement community manager, aujourd’hui star du média Brut, plaçait une caméra 360° sur sa tête ? Deviendrait-il une espèce de robot journalistique qui répond aux demandes des commentateurs ? Il se déplacerait pour mettre en évidence une scène, poserait les questions qui lui sont suggérées, débattrait en temps réel avec haters et internautes plus conciliants.

Bien sûr, en ne s’intéressant qu’à l’aspect informationnelle, on omet toute la dimension artistique de la vidéo à 360°.

Le public de masse souhaite-t-il à ce point l’effacement du filtre médiatique ? Une information aseptisée, sans points de vue, relief, ou nuances ? Comment dans ce contexte parvenir à fouiller une information, établir des liens de confiance avec des sources et révéler des enquêtes ? Le journalisme est-il réduit à de la démonstration ?

Bienvenue au labo – comment créer un corps humain ?

© Cathy Dogon

Au coeur de Nantes, se cache une invention géniale. Dans un des laboratoires de la Faculté de médecine, près de Commerce, une équipe de chercheurs est en train de développer une imprimante 3D biologique. Fini le plastique, eux impriment des cellules, des morceaux d’os, et peut-être même bientôt des organes. L’idée ne date pas d’hier (mais plus de 1988, pensée par Docteur Robert J. Klebe de l’Université du Texas) mais les premières avancées se font seulement connaître.

Tout consiste à trouver le bon matériau. L’équipe de UMR 1238 s’est procuré un alginate, une substance dérivée d’une famille d’algues brunes. Alors que tout néophyte pourrait croire à un gel comme les autres, celui-ci grouille… Il contient la vie : les cellules y interagissent. Une fois inséré dans l’imprimante, il sert comme tout autre gel à créer un objet. Celui-ci prend la forme qu’on veut bien lui donner.

Bientôt, on pourra imprimer directement dans le bloc opératoire, sur le patient.

Pierre Layrolle, directeur de recherche de l’UMR 1238, Sarcome osseux et remodelage des tissus calcifiés à l’Université de Nantes.

Pierre Layrolle présente régulièrement la technologie lors de différentes événements de vulgarisation scientifique à Nantes. / © Cathy Dogon
Pierre Layrolle présente régulièrement la technologie lors de différentes événements de vulgarisation scientifique à Nantes. / © Cathy Dogon

Luciano Vidal, doctorant en régénération de grands défauts osseux, s’est attelé au design de parties du corps. Sous ses doigts, oreille, partie du fémur, ou partie de genou ne deviennent qu’une succession de points, ordonnés par ordinateur. A long terme, un individu lambda pourra scanner son corps, préparer un genou numérique de substitution, puis prévoir son impression, juste avant de risquer de casser le sien au ski.

© Cathy Dogon
© Cathy Dogon

Pour l’instant cantonnée à l’os

Les recherches n’en sont pour le moment qu’au stade de l’implantation chez la brebis. Quelques ajustements doivent être faits. Il ne s’agit là que de l’impression d’os. Les organes demandent eux la corrélation entre les différentes matières (et donc très techniquement, plusieurs pointes coordonnées dans l’imprimante 3D), mais surtout la vascularisation. Ils ont une fonction précise, alors qu’un os est inerte.

© Cathy Dogon
© Cathy Dogon

Plusieurs équipes à travers le monde s’intéressent à cette technologie au futur prometteur. Le laboratoire californien Organovo est parvenu à créer un tissu osseux et à greffer des tissus provisoires de foie.

En attendant d’être implantées à l’humain, ces créations vivantes pourraient tout de même servir la science.

Une alternative à l’expérimentation animale ?

Pierre Layrolle est directeur de recherche en “Inflammation et communications cellulaires dans les pathologies osseuses”. Son dada, ce sont les cellules cancéreuses. Quel est le lien avec la bio-imprimante 3D ? L’expérimentation ! “C’est tout de même mieux que de tester sur des animaux” commente le chercheur nantais.

La bio-impression pourra bientôt imprimer tous types de cellules. Cellules animales, humaines, cellules souches, cellules osseuses… Et si tout ce qui compose notre corps était créé artificiellement ? Des vaccins, des antibiotiques, des chimiothérapies, pourraient être testés, sans qu’un seul être vivant ne soit utilisé.

La technologie, ce concentré de vie dans une pipette, pourrait servir à expérimenter les découvertes, et à accélérer la recherche.

Exemple de production multimédia texte + vidéo, pour une série “science” sur un média généraliste, local et en ligne

Déambulation au sein du Marché d’Intérêt National (MIN) nantais pour le Nantes Food Forum

MIN Nantes from Alimentation Générale on Vimeo.

Ils se baladent dans les allées du MIN, pourtant, leur venue n’est pas banale. Le public est invité à côtoyer les grossistes lors d’une visite organisée à l’aube. Le vendredi 3 juin 2017, à 5h du matin, heure des premières négociations, le Marché d’Intérêt National ouvre ses portes, à l’occasion du Nantes Food Forum.

“Une ville dans la ville”

Les visiteurs suivent des yeux le va-et-vient des employés. 900 palettes circulent tous les matins dans ce lieu d’échanges professionnels.

Les acheteurs s’y pressent le plus tôt possible pour profiter du système de bourse. Tous les jours le tarif change, et il s’agit de négocier au centime près. “Une palette fait entre 600 kilos et une tonne. Ça fait une somme”.

La cerise ou la fraise en ce moment, c’est 5 000 à 6 000 euros la palette.

explique Patrice Mariot, responsable technique du lieu, en charge de la visite. A noter que le MIN englobe majoritairement des vendeurs/producteurs issus de l’agriculture dite traditionnelle. On parle de grossistes. Le MIN de Nantes en compte 110. La plupart des stands évoluent dans le marché des fruits et légumes (70%) : “ils vendent de tout” précisent Patrice Mariot. “Ils sont tous concurrents, mais travaillent ensemble”. Du maraîchage mais aussi des produits de la mer,  de la charcuterie et boucherie, des fleurs.

Cette zone commerciale pour maraîchers fait dans l’import-export, tous les produits ne sont pas récoltés localement. Des murisseries existent même au sein de cette “ville dans la ville” pour mieux conserver les aliments. Les bananes par exemple, arrivent uniquement par bateaux des DOM-TOM ou de Madagascar. “Les bananes bio, ça n’existe pas, raconte le dirigeant d’une des murisseries. Elles sont vendues sous cette appellation car elles sont plus belles, mais la différence s’arrête là”. Les bananes sont vertes à la réception, et vont être soignées par les employés du MIN, jusqu’à être vendues, une fois à maturation.

Pour autant…

Le marche nantais est très dynamique en terme de bio

assure Gaël Mesclin, co-fondateur de l’une des entreprises grossistes bio du MIN. Il travaille avec une quarantaine de producteurs de la région Pays de la Loire. Une évolution exponentielle depuis sa création, il y a deux ans. Il espère doubler le nombre de ses fournisseurs d’ici à 3 ans.

Le MIN en chiffre :

  • 1250 employés s’activent,
  • pour les 3500 acheteurs venus de la région toute entière  pour s”approvisionner.
  • En un an, 200 000 tonnes de produits transitent chaque année. Le marché ouvre tous les jours à 5h du matin. La marchandise y est vendue en 2 à 3h.
  • 470 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2016. Implanté depuis 1969 à Nantes, Le MIN va déménager à Rezé en 2018 pour améliorer ses normes d’hygiène et de sécurité, faciliter la vie des employés et améliorer la possibilité d’y vendre du bio.

Images : Cathy Dogon, montage : Caroline Libbrecht, pour Alimentation Générale.

 

Positive Economy Forum : Le Havre concentre les acteurs positifs de demain

Miser sur la positivité pour améliorer le monde demain, voici l’ambition que s’est lancé Jacques Attali. Depuis 5 ans, l’homme politique organise, au travers de sa fondation Positive Planet, le Positive Economy Forum. 50 conférences, près de 200 rencontres, se déroulent au Havre.

25 acteurs de demain ont publié dans ce cadre leur tribune sur Challenges. Propositions pour une meilleure gouvernance, initiatives citoyennes, idées solidaires… Ils résument en moins d’une minute leur projet.

Publiées sur Challenges entre le 13 et le 17 septembre.

De futurs réservistes en formation militaire à Nîmes

Pour servir quelques jours de l’année dans l’armée, ils suivent formations et entraînements, entre Nîmes et Fréjus. 13 filles et 22 garçons, âgés de 17 à 26 ans et venus de l’Hérault et du Gard, partaient ce mardi matin de Nîmes.

Sur la base du volontariat, ils ont décidé d’intégrer le 503e Régiment du Train. Une portion de l’armée de terre, qui leur permettrait d’accéder à des postes administratifs, voire de commandement, tout comme de participer à des patrouilles, à Paris ou en province… Lire plus.

Diffusé sur France 3 Languedoc-Roussillon le 16 août. 

Exploration du tricam pour la soirée d’anniversaire d’Equinox Radio

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Artur Mas était l’invité d’honneur des 5 ans d’Equinox Radio le 26 mai 2016. La web radio des Français de Barcelone a alors souhaité enregistrer les cinq heures de retransmission en direct par un tricam (un Canon 5D Mark II, un Canon 7D et un Canon 60D).

La constitution d’un État ne peut pas être un projet éternel

Dans cette interview, menée par Aurélie Chamerois, co-fondatrice de la radio, Laura Guien, journaliste pigiste, notamment pour Slate.fr et Politis, et Fabien Palem, correspondant pour Politique Région et collaborateur TV5 Monde, l’ancien président de la Catalogne revient sur l’origine de sa volonté d’indépendance, son look de politique sérieux mais décontracté (décrypté par la coach en image Amélie de Lima) et sur le futur de la région autonomiste.


Publiée le 27 mai 2016 sur Equinox Radio

Participation au Grand Prix : les Jeunes Journalistes de la Chimie


Grand Prix Les Jeunes Journalistes de la Chimie… par MCETV

Communications optiques : bientôt nos données dans l’atmosphère ? C’est le sujet que nous avons proposé, avec Amandine Pohardy, au Grand Prix des Jeunes Journalistes de la Chimie. Sélectionnées parmi plus de 40 binômes, nous avons rencontré mardi 12 avril le jury du concours ainsi que les 6 autres étudiants en lice.

Aujourd’hui transmises de manière linéaire, en partie par la fibre optique, nos données pourraient se propager dans l’atmosphère, grâce à la lumière. Une innovation qui intéresse d’abord les militaires, pour sa capacité de cryptage. A terme, elle pourrait transporter nos communications privées.

Après avoir repris nos cours de collège et lycée, planché sur le sujet, nous nous attelons à l’écriture d’un article de 4 pages, et la réalisation d’une interview de 2 minutes.

Affaire à suivre !