Bagnols-sur-Cèze : l’électro est dans la ville

Les volets en bois claquent sous l’effet du vombrissement des basses. La petite ville de Bagnols-sur-Cèze, dans le Gard, faite de ruelles pavées et de maisons en pierre, accueille le festival Electrobotik. Pour 20.000 habitants à l’année, la commune se transforme en un énorme club à ciel ouvert, avec plus de 15.000 festivaliers. Trois scènes ont fait vibrer la bourgade ce 8 juillet 2016. Nous y étions. Reportage.
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Publié le 9 juillet sur France 3 Languedoc-Roussillon.

Bastamag publie le long format des LP web de l’IUT de Lannion

Depuis septembre 2015, avec les copains de la Licence pro de Journalisme Numérique de l’IUT de Lannion, on planche sur les mouvements sociaux, et la vie des militants une fois qu’ils passent “le tract à gauche”. Cinq Bretons ont accepté de témoigner. Entre éternels “insoumis”, plus résignés ou presque utopistes, ils ont tous été marqué par ces moments de lutte à travers leur vie.

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Publié sur Bastamag le 1er juillet.

On a perdu la bataille mais pas la guerre…

… Contre la chimie ! Faut avouer qu’au Grand Prix des Jeunes Journalistes de la Chimie, Marie Haynes, Clémence Guinard, Louis Grillet et Basile Perrin-Reymond étaient carrément plus forts que nous. Bravo aussi à Damien Desbordes et Manon Labat pour notre place de perdants ex aequo.

M’enfin on a quand même été publiée sur Sciences et Avenir, avec Amandine Pohardy. Et ça c’est pas rien !

A la rescousse du laser a cascade quantiquePublié sur Sciences et Avenir le 24 juin.

Vidéo en ligne : quel(s) format(s) ?

mémoire vidéo en ligne
Quoi de mieux qu’une capture d’écran de Snapchat pour questionner les nouveaux usages du journalisme ?

L’année s’achève, et elle emmène avec elle mes quatre années d’études à l’IUT de Lannion. Point final de cette aventure studieuse mais surtout trépidante : la rédaction d’un mémoire sur la vidéo en ligne.

Après être passée par le service vidéo de L’Obs, la webradio francophone (mais barcelonaise!) Equinox Radio, l’AFP et France 3 Paris – Île de France, j’ai compilé mes quatre dernières expériences professionnelles pour interroger les tenants et les aboutissants de ce médium, utilisé par les médias depuis une dizaine d’années.

Résumé : Accessible au plus grand nombre, la vidéo en ligne est devenue, peu à peu, un moyen d’information pour les médias. Longtemps, des formats ont été cherchés. Ils permettraient aux journalistes de se focaliser plus sur le propos, que sur la technique. Mais peu ont réellement été adoptés. Contrairement à la télévision, aucun cadre ne vient prescrire un usage formalisé de ce médium. Ainsi, comment évolue-t-il à travers les années ? Nous verrons, avec ce mémoire de fin d’études, que la vidéo en ligne reste sujette aux innovations techniques et technologiques, donnant du fil à retordre aux journalistes désireux de se former. De nouvelles pratiques et des types de narrations récents émanent de ce flou constitutionnel. Et c’est ici la place du journaliste qui est remise en question. Face au smartphone des oreillettes vissées à la tête, agrégateur de contenus amateur sur Youtube ou maître de la caméra ? Le format interroge plus que la dimension temporelle, mais aussi la formation, la loi, les usages et les récits.

Remerciements : Philippe Gestin, mon tuteur ; Remedios Pascual-Sanchez (France Télévisions, RH) ; Emmanuel Tixier (France 3 Île de France, Web) ; Sylvie Guyot (AFP, Vidéo) ; Nicolas Salvado, Leslie Singla et Aurélie Chamrois (Equinox Radio) ; Laurence Dierickx (Simple Long Form) ; Guillaume Baptiste (AFP, Photo Desk) ; Elise Pouettre-Schwabedissen (28 minutes) ; Cédric Cousseau (L’Obs, Vidéo)…

Bibliographie : Liens vagabonds : appréhender la vidéo en 2016

Liens vagabonds : appréhender la vidéo en 2016

Exploration du tricam pour la soirée d’anniversaire d’Equinox Radio

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Artur Mas était l’invité d’honneur des 5 ans d’Equinox Radio le 26 mai 2016. La web radio des Français de Barcelone a alors souhaité enregistrer les cinq heures de retransmission en direct par un tricam (un Canon 5D Mark II, un Canon 7D et un Canon 60D).

La constitution d’un État ne peut pas être un projet éternel

Dans cette interview, menée par Aurélie Chamerois, co-fondatrice de la radio, Laura Guien, journaliste pigiste, notamment pour Slate.fr et Politis, et Fabien Palem, correspondant pour Politique Région et collaborateur TV5 Monde, l’ancien président de la Catalogne revient sur l’origine de sa volonté d’indépendance, son look de politique sérieux mais décontracté (décrypté par la coach en image Amélie de Lima) et sur le futur de la région autonomiste.


Publiée le 27 mai 2016 sur Equinox Radio

Participation au Grand Prix : les Jeunes Journalistes de la Chimie


Grand Prix Les Jeunes Journalistes de la Chimie… par MCETV

Communications optiques : bientôt nos données dans l’atmosphère ? C’est le sujet que nous avons proposé, avec Amandine Pohardy, au Grand Prix des Jeunes Journalistes de la Chimie. Sélectionnées parmi plus de 40 binômes, nous avons rencontré mardi 12 avril le jury du concours ainsi que les 6 autres étudiants en lice.

Aujourd’hui transmises de manière linéaire, en partie par la fibre optique, nos données pourraient se propager dans l’atmosphère, grâce à la lumière. Une innovation qui intéresse d’abord les militaires, pour sa capacité de cryptage. A terme, elle pourrait transporter nos communications privées.

Après avoir repris nos cours de collège et lycée, planché sur le sujet, nous nous attelons à l’écriture d’un article de 4 pages, et la réalisation d’une interview de 2 minutes.

Affaire à suivre !

40 mars, jusqu’où ira Nuit debout ?

nuit debout
Ils étaient 110.000 selon les syndicats (entre 18.000 et 20.000 manifestants selon la police), en ce 40 mars Place des Convergences. Ce jargon un peu spécial, c’est celui de Nuit Debout, un regroupement de citoyens qui planche sur un nouveau “projet de société”. En réalité, nous sommes le 9 avril Place de la République, et c’est un mouvement bien organisé qui se met en place.

Pour l’occasion, une vingtaine de stands sont montés de manière professionnelle ou plus amatrice. D’un côté, les chapiteaux de l’organisation qui encadrent la manifestation, puis des associations venues défendre leurs idées, et enfin des initiatives indépendantes pour faire vivre la place.

Cela fait 10 jours que les Nuits-deboutistes se relaient. En cercle, ils débattent sur différents thèmes. Les afflux varient d’une petite centaine à des dizaines de milliers de personnes pour les grands soirs de manifestation.

L’élément déclencheur se situe à cinq kilomètres de là, à l’Assemblée : le projet de loi El-Khomri. Ce texte entre en totale contradiction avec les valeurs d’une partie de la jeunesse. Celle qui prône le partage et invente une nouvelle économie, plus collaborative et solidaire, se voit proposer une libéralisation du marché du travail.

Mais comme le dit Geoffrey Pleyers dans The Conversation, ce n’est que “une ‘étincelle’ qui va mettre le feu aux poudres” :

L’avant-projet de loi est devenu cette étincelle indispensable pour initier une mobilisation, dont les causes et revendications sont bien plus profondes.”

Si c’est la force du mouvement, il en va aussi de sa faiblesse. Place de la République, ce 9 avril, les principaux débats qui animent notre société depuis plusieurs années étaient présents : conflit israélo-palestinien, France-Afrique, Féminisme debout, Droit Au Logement, association anarchiste, “étudiants en colère” ou encore “lycéens en colère”… Une volonté de la part des initiateurs : que tout à chacun puisse venir s’exprimer et débattre.

Difficile alors de voir émerger une “pensée solide”. Cette expression est employée par Cassien, alias Aliv, un street-artist impliqué dans la Commission Communication du mouvement :

On a arrêté de se limiter à une seule lutte en disant ‘on est pour ça ou contre ça’ (…) afin de construire un nouveau modèle qui répondrait plus aux valeurs humaines.”

Mais à la question “comment mettre en place ce nouveau modèle ?”, la réponse se fait attendre. “La Nuit debout, c’est une vraie direction à prendre. Après si c’est pour s’intégrer dans la démocratie qui existe déjà, ce serait proposer un parti – ce n’est pas du tout ce qui me botte moi personnellement – ou alors proposer carrément un nouveau style de société”.

Une nouvelle “agora”

Loïc Blondiaux définit ces échanges par le terme d’ “assemblée”. Pour le chercheur au Centre Européen d’Etudes Sociologiques et de Science Politique de la Sorbonne (CESSP), “il y a une volonté à la fois de promouvoir les demandes de l’assemblée par une forme de parole, d’intelligence politique mais aussi la possibilité pour chacun des participants d’exprimer son point de vue. L’importance se situe au milieu de la ville : signe qu’une autre figure du peuple est possible, autre que celle des médias”. Des symboles que les citoyens commencent à bien maîtriser :

Il existe aujourd’hui une certaine ingénierie de la parole”.

Héritée des “agoras” grecques, elle semble revenir en cette époque contemporaine, avec autant d’enjeux. “Ce savoir-faire existe sur le long terme. Les techniques d’organisation ont pu être utilisées dans d’autres contextes historiques. L’assemblée est disponible et de plus en plus raffinée grâce aux mouvements altermondialistes et des Indignés”.

Débattre, sans débouchés

Le mouvement serait alors pensé contre la politique actuelle, dans son essence même : “L’organisation est efficace, la parole circule” explique Loïc Blondiaux. “Des modérateurs sont d’ailleurs présents pour ça. Tout le monde peut prendre la parole, les interventions sont minutées et rythmées par un langage des gestes. Cela rend l’instrumentalisation difficile”.

Et justement, l’aboutissement du mouvement est ailleurs. Le chercheur continue : “il est très difficile de faire émerger des idées (…) ainsi que de produire une forme de point de vue commun, clair et sans ambiguïté. Ce serait de fait exclure une partie des participants. D’ailleurs, il n’est pas sûr que tous les participants aient envie que cela débouche sur un programme. Il s’agit de favoriser la liberté de parole à la construction d’une plateforme.”

Débattre et discuter se différencient de l’envie de s’organiser et de déboucher à une action commune”.

La finalité se trouverait alors dans l’expérimentation d’une “politique autrement”. Selon le spécialiste, Nuit Debout montre que les citoyens sont capables de rayonner politiquement sans se donner des représentants puissants : “l’initiative rend visible des idées innovante.”

Pour Anne-Claire Ruel, conseillère en stratégie d’opinion et enseignante à l’Université de Cergy, il s’agit de “hacker la politique” : “désormais, c’est collectivement que les activistes ou les simples administrés interpellent les politiques pour en finir une bonne fois pour toutes avec leur système vertical et infantilisant”.

David Graeber, anthropologue, et professeur à la London School of Economics, parle, lui, de “délégitimisation” des politiciens : “Le refus de s’insérer dans l’ordre politique existant ne signifie pas que ces mouvements ne visent pas à avoir des prolongements législatifs. Mais ils ne cherchent pas à y parvenir en courtisant, ni même, d’ailleurs, en dénonçant les politiciens, mais en les menaçant de la perspective d’une totale délégitimisation.”

Statut de Paris : la réforme des arrondissements suscitent des réactions

Annoncée il y a quelque mois, la réorganisation de la ville est ce lundi débattue au Conseil de Paris. La maire, Anne Hidalgo, entend regrouper les I, II, II et IV arrondissements en un seul pour «rétablir une égalité entre les habitants». Avec Nathalie Kosciusko-Morizet en chef de file, certains conseillers de la capitale ont fait connaître leur (op)position sur les réseaux sociaux.

Article publié le 15/02/2016 sur France 3 Paris - Île de France

Publié le 15 février 2016 sur France 3 Paris – Île de France.