On a perdu la bataille mais pas la guerre…

… Contre la chimie ! Faut avouer qu’au Grand Prix des Jeunes Journalistes de la Chimie, Marie Haynes, Clémence Guinard, Louis Grillet et Basile Perrin-Reymond étaient carrément plus forts que nous. Bravo aussi à Damien Desbordes et Manon Labat pour notre place de perdants ex aequo.

M’enfin on a quand même été publiée sur Sciences et Avenir, avec Amandine Pohardy. Et ça c’est pas rien !

A la rescousse du laser a cascade quantiquePublié sur Sciences et Avenir le 24 juin.

Vidéo en ligne : quel(s) format(s) ?

mémoire vidéo en ligne
Quoi de mieux qu’une capture d’écran de Snapchat pour questionner les nouveaux usages du journalisme ?

L’année s’achève, et elle emmène avec elle mes quatre années d’études à l’IUT de Lannion. Point final de cette aventure studieuse mais surtout trépidante : la rédaction d’un mémoire sur la vidéo en ligne.

Après être passée par le service vidéo de L’Obs, la webradio francophone (mais barcelonaise!) Equinox Radio, l’AFP et France 3 Paris – Île de France, j’ai compilé mes quatre dernières expériences professionnelles pour interroger les tenants et les aboutissants de ce médium, utilisé par les médias depuis une dizaine d’années.

Résumé : Accessible au plus grand nombre, la vidéo en ligne est devenue, peu à peu, un moyen d’information pour les médias. Longtemps, des formats ont été cherchés. Ils permettraient aux journalistes de se focaliser plus sur le propos, que sur la technique. Mais peu ont réellement été adoptés. Contrairement à la télévision, aucun cadre ne vient prescrire un usage formalisé de ce médium. Ainsi, comment évolue-t-il à travers les années ? Nous verrons, avec ce mémoire de fin d’études, que la vidéo en ligne reste sujette aux innovations techniques et technologiques, donnant du fil à retordre aux journalistes désireux de se former. De nouvelles pratiques et des types de narrations récents émanent de ce flou constitutionnel. Et c’est ici la place du journaliste qui est remise en question. Face au smartphone des oreillettes vissées à la tête, agrégateur de contenus amateur sur Youtube ou maître de la caméra ? Le format interroge plus que la dimension temporelle, mais aussi la formation, la loi, les usages et les récits.

Remerciements : Philippe Gestin, mon tuteur ; Remedios Pascual-Sanchez (France Télévisions, RH) ; Emmanuel Tixier (France 3 Île de France, Web) ; Sylvie Guyot (AFP, Vidéo) ; Nicolas Salvado, Leslie Singla et Aurélie Chamrois (Equinox Radio) ; Laurence Dierickx (Simple Long Form) ; Guillaume Baptiste (AFP, Photo Desk) ; Elise Pouettre-Schwabedissen (28 minutes) ; Cédric Cousseau (L’Obs, Vidéo)…

Bibliographie : Liens vagabonds : appréhender la vidéo en 2016

Liens vagabonds : appréhender la vidéo en 2016

Participation au Grand Prix : les Jeunes Journalistes de la Chimie


Grand Prix Les Jeunes Journalistes de la Chimie… par MCETV

Communications optiques : bientôt nos données dans l’atmosphère ? C’est le sujet que nous avons proposé, avec Amandine Pohardy, au Grand Prix des Jeunes Journalistes de la Chimie. Sélectionnées parmi plus de 40 binômes, nous avons rencontré mardi 12 avril le jury du concours ainsi que les 6 autres étudiants en lice.

Aujourd’hui transmises de manière linéaire, en partie par la fibre optique, nos données pourraient se propager dans l’atmosphère, grâce à la lumière. Une innovation qui intéresse d’abord les militaires, pour sa capacité de cryptage. A terme, elle pourrait transporter nos communications privées.

Après avoir repris nos cours de collège et lycée, planché sur le sujet, nous nous attelons à l’écriture d’un article de 4 pages, et la réalisation d’une interview de 2 minutes.

Affaire à suivre !

40 mars, jusqu’où ira Nuit debout ?

nuit debout
Ils étaient 110.000 selon les syndicats (entre 18.000 et 20.000 manifestants selon la police), en ce 40 mars Place des Convergences. Ce jargon un peu spécial, c’est celui de Nuit Debout, un regroupement de citoyens qui planche sur un nouveau “projet de société”. En réalité, nous sommes le 9 avril Place de la République, et c’est un mouvement bien organisé qui se met en place.

Pour l’occasion, une vingtaine de stands sont montés de manière professionnelle ou plus amatrice. D’un côté, les chapiteaux de l’organisation qui encadrent la manifestation, puis des associations venues défendre leurs idées, et enfin des initiatives indépendantes pour faire vivre la place.

Cela fait 10 jours que les Nuits-deboutistes se relaient. En cercle, ils débattent sur différents thèmes. Les afflux varient d’une petite centaine à des dizaines de milliers de personnes pour les grands soirs de manifestation.

L’élément déclencheur se situe à cinq kilomètres de là, à l’Assemblée : le projet de loi El-Khomri. Ce texte entre en totale contradiction avec les valeurs d’une partie de la jeunesse. Celle qui prône le partage et invente une nouvelle économie, plus collaborative et solidaire, se voit proposer une libéralisation du marché du travail.

Mais comme le dit Geoffrey Pleyers dans The Conversation, ce n’est que “une ‘étincelle’ qui va mettre le feu aux poudres” :

L’avant-projet de loi est devenu cette étincelle indispensable pour initier une mobilisation, dont les causes et revendications sont bien plus profondes.”

Si c’est la force du mouvement, il en va aussi de sa faiblesse. Place de la République, ce 9 avril, les principaux débats qui animent notre société depuis plusieurs années étaient présents : conflit israélo-palestinien, France-Afrique, Féminisme debout, Droit Au Logement, association anarchiste, “étudiants en colère” ou encore “lycéens en colère”… Une volonté de la part des initiateurs : que tout à chacun puisse venir s’exprimer et débattre.

Difficile alors de voir émerger une “pensée solide”. Cette expression est employée par Cassien, alias Aliv, un street-artist impliqué dans la Commission Communication du mouvement :

On a arrêté de se limiter à une seule lutte en disant ‘on est pour ça ou contre ça’ (…) afin de construire un nouveau modèle qui répondrait plus aux valeurs humaines.”

Mais à la question “comment mettre en place ce nouveau modèle ?”, la réponse se fait attendre. “La Nuit debout, c’est une vraie direction à prendre. Après si c’est pour s’intégrer dans la démocratie qui existe déjà, ce serait proposer un parti – ce n’est pas du tout ce qui me botte moi personnellement – ou alors proposer carrément un nouveau style de société”.

Une nouvelle “agora”

Loïc Blondiaux définit ces échanges par le terme d’ “assemblée”. Pour le chercheur au Centre Européen d’Etudes Sociologiques et de Science Politique de la Sorbonne (CESSP), “il y a une volonté à la fois de promouvoir les demandes de l’assemblée par une forme de parole, d’intelligence politique mais aussi la possibilité pour chacun des participants d’exprimer son point de vue. L’importance se situe au milieu de la ville : signe qu’une autre figure du peuple est possible, autre que celle des médias”. Des symboles que les citoyens commencent à bien maîtriser :

Il existe aujourd’hui une certaine ingénierie de la parole”.

Héritée des “agoras” grecques, elle semble revenir en cette époque contemporaine, avec autant d’enjeux. “Ce savoir-faire existe sur le long terme. Les techniques d’organisation ont pu être utilisées dans d’autres contextes historiques. L’assemblée est disponible et de plus en plus raffinée grâce aux mouvements altermondialistes et des Indignés”.

Débattre, sans débouchés

Le mouvement serait alors pensé contre la politique actuelle, dans son essence même : “L’organisation est efficace, la parole circule” explique Loïc Blondiaux. “Des modérateurs sont d’ailleurs présents pour ça. Tout le monde peut prendre la parole, les interventions sont minutées et rythmées par un langage des gestes. Cela rend l’instrumentalisation difficile”.

Et justement, l’aboutissement du mouvement est ailleurs. Le chercheur continue : “il est très difficile de faire émerger des idées (…) ainsi que de produire une forme de point de vue commun, clair et sans ambiguïté. Ce serait de fait exclure une partie des participants. D’ailleurs, il n’est pas sûr que tous les participants aient envie que cela débouche sur un programme. Il s’agit de favoriser la liberté de parole à la construction d’une plateforme.”

Débattre et discuter se différencient de l’envie de s’organiser et de déboucher à une action commune”.

La finalité se trouverait alors dans l’expérimentation d’une “politique autrement”. Selon le spécialiste, Nuit Debout montre que les citoyens sont capables de rayonner politiquement sans se donner des représentants puissants : “l’initiative rend visible des idées innovante.”

Pour Anne-Claire Ruel, conseillère en stratégie d’opinion et enseignante à l’Université de Cergy, il s’agit de “hacker la politique” : “désormais, c’est collectivement que les activistes ou les simples administrés interpellent les politiques pour en finir une bonne fois pour toutes avec leur système vertical et infantilisant”.

David Graeber, anthropologue, et professeur à la London School of Economics, parle, lui, de “délégitimisation” des politiciens : “Le refus de s’insérer dans l’ordre politique existant ne signifie pas que ces mouvements ne visent pas à avoir des prolongements législatifs. Mais ils ne cherchent pas à y parvenir en courtisant, ni même, d’ailleurs, en dénonçant les politiciens, mais en les menaçant de la perspective d’une totale délégitimisation.”

Statut de Paris : la réforme des arrondissements suscitent des réactions

Annoncée il y a quelque mois, la réorganisation de la ville est ce lundi débattue au Conseil de Paris. La maire, Anne Hidalgo, entend regrouper les I, II, II et IV arrondissements en un seul pour «rétablir une égalité entre les habitants». Avec Nathalie Kosciusko-Morizet en chef de file, certains conseillers de la capitale ont fait connaître leur (op)position sur les réseaux sociaux.

Article publié le 15/02/2016 sur France 3 Paris - Île de France

Publié le 15 février 2016 sur France 3 Paris – Île de France.

Hors Normes – Du corps réparé au citoyen intégré

Rennes, place de la République. Le regard rivé sur l’escalator du métro, nous attendons notre rendez-vous. « Nous » ? Une bande d’étudiants en journalisme, à l’IUT de Lannion en Bretagne. Celui qui nous fait patienter, c’est Nicolas Huchet, 31 ans. Quand il en avait 18, il travaillait à l’usine. Sa main droite s’est coincée dans une machine. Il a dû se faire amputer. Pas de bol, cette main droite, c’est celle que nous avons l’habitude de serrer. Nous en rigolons nerveusement : comment le saluer ? Quand nous l’apercevons enfin, nous prenons les devants, nos mains droites tendues vers sa main gauche. Pas très confortable mais concluant. Ça change des habitudes.

Pourquoi le handicap reste-t-il invisible, ou fait-il fuir ? Même les fruits et légumes cabossés réussissent à séduire. Ils sont carrément devenus un argument commercial… « Tous les mêmes, tous les mêmes et y en a marre », chanterait Stromae.

Tout au long de ce travail, nous nous sommes efforcés de voir des humains d’abord, avec leurs différences. Et pas l’inverse. Ils s’appellent Nicolas, Katell, Joël, Zoé, Jacqueline, Louis… Ils brisent des codes, bousculent des questions éthiques et se confrontent à la tolérance (ou pas) de notre société.

Hors normes.

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Projet d’école publié sur Rue89 en juin 2015

Artistes de l’ombre et de la lumière

Les artistes entrent en scène avant que le public arrive. Dans une salle vide à peine éclairée, les ingénieurs du son et de la lumière répondent aux ordres de Fabiola, la metteure en scène de Alice in China. Un spectacle de cirque chinois, représenté le soir même au Carré Magique de Lannion, qui nécessite toujours des ajustements scénographiques. Il reste quatre heures avant que la foule assiège le théatre.

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Production d’école : Réaliser et mettre en page un reportage photo en noir et blanc. Cours : Daniel Thierry.